A Madagascar, les conditions de détention, déplorables, s’apparentent à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

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Des conditions carcérales inhumaines. Apres une visite des neuf établissements pénitentiaires de Madagascar,l’Amnesty International a émis son avis. En effet, elle déplore la situation dans laquelle les détenus sont  traités. Selon les rapports de 2017, 52 personnes sont mortes en détention préventive dans le pays. De nombreuses personnes, dont des femmes et des enfants, sont maintenues en détention préventive prolongée pour des infractions mineures telles que le vol. Les conditions de détention déplorables s’apparentent à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. L’Amnesty international exhorte ainsi des actions urgentes et concrètes pour l’amélioration de ces conditions.

C’est dans cette optique que la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH) a organisé hier à Ankorondrano, une table ronde visant à améliorer les conditions carcérales à Madagascar. Ceci coïncide d’ailleurs avec la célébration du 70èmeanniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.Les discussions se sont focalisées sur les conditions humaines, le jugement retardé et le traitement des détenus. En effet, des mesures urgentes sont à prendre pour la réduction de la surpopulation carcérale. Dans tous les établissements pénitentiaires, l’effectif des détenus dépasse largement la capacité officielle, impliquant le manque de nourriture, de soins médicaux et d’hygiène. Outre cela, la détention préventive dans la Grande Ile est abusive. 11 000 personnes ont été placées en détention préventive sans qu’ils soient en mesure de payer un avocat.

Ainsi, les échanges ont réuni plusieurs responsables auprès du Ministère de la Justice et de l’Administration Pénitentiaire, du Haut-Commissariat des Droits de l’Homme (HCDH) auprès du système des Nations Unies à Madagascar, du Haut Conseil pour la Défense de la Démocratie et de l’Etat de Droit (HCDDED), du Conseil du « Fampihavanana Malagasy » (CFM), du Comité International de la Croix-Rouge, du Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité (CSI), ainsi que des organisations de la société civile.

Service communication de la Direction générale de la gestion financière du personnel de l’Etat

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