Abus des biens sociaux à Madagascar, spoliation des terrains de la Sirama Nosy be 4ème partie – La gazette de la grande Ile du 23 octobre 2013

0
120

La propagande pour l’élection présidentielle bat son plein, mais les magouilles ne sont pas suspendues. La dernière en date est la spoliation obscène des terrains de la Sirama Nosy Be par un réseau mafieux. Le Président du Conseil d’Administration et le Directeur Général de la Sirama Nosy Be ont conclu des promesses de vente portant sur 3.000 hectares de terrains plantés de canne à sucre avec deux hommes d’affaires indopakistanais, à savoir un promoteur immobilier et un industriel de l’agroalimentaire. Ces contrats ont été facilités par des employés de la Sirama Nosy Be et deux conseillers de Hery Rajaonarimampianina.

Où est passé l’argent versé à la Sirama Nosy Be dans le cadre de ces arrangements illicites? Etant donné que la surface dédiée aux plantations de canne à sucre a été réduite de moitié, la production de sucre va chuter et son prix va forcément augmenter. Ces promesses de vente illicites ne sont pas les seuls actes frauduleux. En effet, pendant des années, des commerçants et des exploitants d’hôtels et de restaurants occupant une partie des terrains de la Sirama Nosy Be ont versé des sommes à la Sirama Nosy Be. Le montant cumulé de ces droits d’occupation est colossal, mais il ne figure pas dans son intégralité dans les produits comptables de la société. Qui a donc empoché le pactole ? On attend vivement le rapport du commissaire aux comptes sur toutes ces fraudes. Décidément, tous les efforts entrepris par les salariés de la Sirama Nosy Be et par la Compagnie Vidzar (qui a repris 70% de la Sirama Nosy Be) sont anéantis par ce cumul de faits délictuels qui ne resteront pas impunis. En amont, les dirigeants sociaux de la Sirama Nosy Be ayant commis des actes nuisibles à l’intérêt social, ne pourront pas échapper à des poursuites pénales pour vol, escroquerie, abus de biens sociaux et corruption. En bout de chaîne, les hommes d’affaires indopakistanais seront poursuivis pour corruption et recel. Entre les dirigeants sociaux de la Sirama Nosy Be et les hommes d’affaires indopakistanais, il y a certains employés de Sirama Nosy Be et les deux conseillers d’Hery Rajaonarimampianina. Ces intermédiaires véreux, considérés comme complices de toutes ces infractions pénales, écoperont des mêmes peines que les auteurs principaux. L’addition qui était sucrée pour tout le monde risque d’être salée.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here