CHRONIQUE: Petit déjeuner au parfum caca et procureurs pourris – La gazette de la grande ile du 27 février 2017

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Ce n’est pas pour le plaisir de se livrer à de la scatologie  ou de  dénigrer gratuitement certains  chefs de  juridiction de tribunal, mais telles  sont les  réalités  que  subissent certains  d’entre nous qu’elles nous obligent à dénoncer  certains  faits inadmissibles. Il y a  d’abord  certains  vazaha qui ne  se cachent point  du tout pour  considérer « Madagascar comme un pays de merde » alors  qu’ils  vivent  font  vivre  femmes  et  enfants  sous le ciel  de  ce beau pays. Certains de part leur profession font  fi  des  textes  de nos lois sous prétexte qu’ils peuvent purement  et  simplement  se payer la  protection complice  des  autorités  civiles  et  de  quelques juges intéressés par le pouvoir  de l’argent. Citons le  cas d’un  certain   Olivier Mansotte qui n’a pas hésité depuis l’époque  de la  Transition jusqu’à nos jours à obliger toute la population du  voisinage d’un  site  qu’il occupe à  renifler jour après l’odeur pestilentielle des  excréments  humains  que  sa  société  ramasse un peu partout. A noter  que la  raison  d’être  des  sociétés  SOBATRA et LOCAMAT est  de collecter  dans  des  conteneurs les matières  fécales  des exploitants miniers  et  autres et  d’enfouir ces  produits nuisibles  et  combien  nauséabonds  à l’intérieur même du siège de l’entreprise. Ce faisant le  sieur Mansotte  au mépris  des règles  les plus  élémentaires  de la protection de l’environnement depuis l’heure du petit déjeuner le matin  jusqu’au soir met tout le  voisinage au parfum  fétide  des  fruits de  ses  activités. Savez-vous, où se  trouve ce  site malsain  écœurant ? Dans un  quartier  résidentiel de la Commune Ankadinondry-Ilafy. Ce n’est pas tout. Pour  enfouir  sous  terre ces  tonnes  de caca, Mansotte  et compagnie soumet ses  voisins aux nuisances  terribles des  engins  qu’ils utilisent…

Il peut  se permettre d’agir ainsi, parce  qu’il  avait l’aval officiel  d’un  certain Hajo Andrianainarivelo du temps où  ce  dernier  avait la  haute main  sur l’Aménagement du  Territoire (avec la  bénédiction  tacite  d’un  certain Andry Rajoelina contre  des  somptueux mobiliers qui  auraient été  offerts à l’épouse  de  celui-ci). Les  rumeurs faisaient même état de 40kgs d’or par  semaine confié au vol aérien  de l’aéronef d’Olivier Mansotte. Vers  quelles destinations ?  Les  services  de  Bianco  et même  certains  juges  sont  en possession de  certains  dossiers au parfum  qui  donne  envie  de  vomir, mais  comme  quelque part, le dit Mansotte n’arrête pas  de faire  jouer ses relations, en ce moment même l’O.N.E et le ministère en  charge de l’écologie ferment les yeux et font la sourde oreille aux doléances des habitants. Alors  que  tout  autour du siège de SOBATRA  et LOCAMAT les nappes  phréatiques, les  rizières, environnantes et les prés  subissent  des  dégâts qui constatés par la  gendarmerie  et les autorités  communales ne portent pas des  conséquences  sur les  activités de cette  entreprise. Malgré la  bonne  volonté de  quelques  juges  consciencieux, ce  vazaha qui  se moque  de l’administration  de  notre pays  et  de l’honneur de  tout un pays, en  tant  qu’individu indigne  de  vivre  sur nos  terres bénéficient  de la protection occulte d’on ne  sait  quels  traîtres à la  patrie qu’il  souille purement  et  simplement pour  s’ enrichir et quitter ensuite  Madagascar plein   aux  as…

Ces   derniers temps l’opinion malgré  elle voyait  défiler  des  cortèges  de faits  et  incidents pas  très honorables pour l’honorable corporation des magistrats  qui  comptent  dans  ses  rangs  de  dignes  et  vénérables professionnels. Il se  trouve cependant que  quelques fonctionnaires  exceptionnellement pervertis par le pouvoir  de l’argent  et  un penchant très prononcé pour la  cupidité  et les pratiques blâmables  salissent le  prestige de  tout un  corps. Ces phénomènes honteux existaient depuis les  temps immémoriaux. Malheureusement pour nous  tous, cette  tendance à perdre l’intégrité prend  de plus  en plus une importante très inquiétante. Les juges  des  cours  des  tribunaux semblent échapper aux  tentations  de la corruption,  c’est  surtout  au niveau des parquets que  se passent les  combines indignes qui  se  répercutent inévitablement dans  toutes les phases  des  procédures jusqu’à  éclabousser tel ministre qui aurait  reçu  des  cartons pleins  de  billets  de  banque ou  une luxueuse  voiture…Nous  tenons  nos informations  de l’intérieur même de la magistrature à partir  de  vieux  routiers  des  tribunaux  qui  sont indignés  de  constater  que  de  jeunes  débutants dans la profession se pavanent  dans  de  rutilantes  carrosses  qui coûtent  très,  très  chères…Et nos  sources  de  déplorer  qu’eux, après des  années  de  service, à la  veille  de la retraite ne peuvent  même pas imaginer  s’offrir ces  signes  extérieurs  de  richesse (comme  deux ou  trois  villas  avec  une  écurie  de 4 ou  5 voitures  de  dernier  cri. « Allez voir,  disent ces dignes hauts fonctionnaires aigris, dans les  juridictions  couvrant les  zones  rouges  des  vols de  bovidés, les  trafics  de  vanille, de  bois  de  rose,  de l’or et aussi  ces centres  d’activités portuaires où  se magouillent les  fausses  déclarations  d’avaries  et  autres arnaques, quelques jeunes procureurs et procureurs  généraux (tous pourris), ils vivent  comme  des nababs riches  de plusieurs  centaines  de millions  et  de milliards  d’Ariary… »  A l’heure où vous lisez ces  lignes, à  Mananjary  comme à  Ihosy à Toamasina, comme à Antalaha, à Maroantsetra  (il n’y  a pas longtemps) des maires,  des notables ne  se  contentent plus  de  dénoncer les  actes  arbitraires et les  agissements teintés  de  corruptions de  certains  fonctionnaires  qui,  d’une manière étrange  semblent  bénéficier  d’une  bienveillance  suspecte  et  d’une  protection  tacite de  leurs supérieurs   du ministère de la Justice…Moyennant quoi ? De  très  fortes sommes  de l’ordre de 200 millions  d’Ariary  ou  d’une voiture  4×4 à titre  de  cadeau de  bonne  et  heureuse année peut-être ?… Attention, il s’agit là  d’informations qui  datent  de l’époque lointaine  de l’apogée des trafics  de  bois  de  rose et  aussi  de  ces vagues de kidnapping dramatiques. Ces  genres  d’ententes mafieuses existent-elles  toujours ? Après l’affaire  Arfagate  et cette réticence ministérielle à  donner un  coup  de  balai dans  certains parquets et parquets  généraux, on peut  dire  que la confiance ne règne plus  entre administrés justiciables  et  dirigeants soumis  aux  contraintes  de l’argent-roi.» Qui a  entendu parler  de cet individu  qui a osé frapper un policier en service et que la plus  haute  autorité judiciaire  de la ville  a  fait sortir et libérer d’un commissariat ? La  suite  de l’affaire ? Au fait,  a-t-il  toujours  ce  raison ce Chrétien Guillaume de Lamoignon de  Malherbes  qui avait écrit un jour  dans Pensées  et  Maximes  dit un  jour : « Nulle autorité ne peut arrêter le cours de la justice réglée: toute infraction aux droits des tribunaux est une infraction à la liberté des citoyens. » Autant vous  avouer sans hésiter que Louis Antoine de       Saint-Just à mille  fois  raison de  constater  que «Tant que vous verrez quelqu’un dans l’antichambre des magistrats et des tribunaux, le gouvernement ne vaut rien.

C’est une horreur qu’on soit obligé de demander justice. »  C’est parce  qu’il  a été confronté des  tâches politiques comme nous  en vivons aujourd’hui qu’inspiré  par roman publié du révolutionnaire russe Nikolaï Tchernychevski, Lénine a posé l’inoubliable question  «  Que  faire ? » A l’intention de n’importe  quel  idiot  et de l’élite  de  pays pour s’imprégner  des  idées  de  Rainjaonary sur  le « R.R.E » (Révolution, Refondation et Election)…

 

http://www.lagazette-madagascar.com/2018/02/27/chronique-petit-dejeuner-parfum-caca-procureurs-pourris/

 

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