ERNAIVO Fanirisoa ex Présidente Syndicat de la Magistrature à Madagascar, Nerfs à vif – L’expressmada du 2 novembre 2018

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ERNAIVO Fanirisoa a fini par péter les plombs. Connue pour sa pondération à toute épreuve avec des arguments bien ficelés, la présidente du Syndicat des Magistrats de Madagascar, SMM, Fanirisoa Ernaivo, candidate à la présidentielle qu’elle conteste, a provoqué un tollé général par ses propos indécent à l’encontre des éléments des forces de l’ordre, venus nombreux devant le stade de Mahamasina pour cadrer le meeting de Collectif des candidats anti-élection.

« N’existe-t-il plus de ‘dahalo’, des bandits et des malfaiteurs ailleurs pour qu’ils aient concentré ici ces hommes en treillis ? Pourquoi  ne pas faire de même pour les manifestations du candidat numéro 13 ? »,
Lance-t-elle en guise d’introduction.

Mais cette dernière phrase a trahi le véritable objectif du mouvement. Empêcher par tous les moyens Andry Rajoelina de l’emporter. Elle n’a pas cité les autres prétendants qui déploient aussi de gros moyens financiers, humains et techniques. Et si un autre que le fondateur de l’IEM gagne, Fanirisoa Ernaivo n’aurait pas de scrupule à expliquer que les listes électorales bourrées d’anomalies et d’imperfections, ont été d’une clarté irréprochable.

Par la suite, elle est allée encore plus loin. « J’aurais dû compatir pour la mort des trois policiers tués par la vindicte populaire à coups de moellons, mais j’ai fini par me dire que c’était bien fait pour eux. Cela vous arrivera à tous, je vous maudis. Ce que vous faites, policiers, gendarmes et militaires, génère le ras-le-bol chez la population. Trois ont été pris, mais essayez encore de perturber notre réunion, vous allez tous y passer et il ne restera plus rien de vos dépouilles mortelle. » Elle a ainsi craché son venin sur les corps des victimes et incité la haine à l’encontre des forces de l’ordre. Elle affirme ne pas avoir peur d’être arrêtée. « Seuls les hommes sont envoyés à Tsiafahy. C’est le procureur qui en décide et non le préfet de police » impose-t-elle tel un défi. Plus tard, elle s’excuse arguant une dénaturation de ce qu’elle a dit.

Mais personne n’est dupe. Le Conseil supérieur de la magistrature, le ministère de la Justice ont condamné ses dérives verbales. La police nationale a porté plainte pour injures et diffamations. Elle risque gros après le 7 novembre.

La vidéo sur les propos de ERNAIVO Fanirisoa

 

La violence contre les forces de l’ordre en service

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