Evasion d’Houcine ARFA une complice étrangère sur le tapis expressmada du 23 janvier 2018

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Houcine Arfa a atteint Paris sans difficulté. L’évadé a voyagé sans son passeport, lequel est entre les mains de la brigade criminelle. D’autres faits troublants jaillissent.

L’évasion rocambolesque du français Houcine Arfa  sous le feu des projecteurs.Les enquêteurs  perdent le fil quant à la manière dont il  a réussi à quitter la Grande île. La thèse que l’évadé ait  bénéficié d’aide et de complicité étrangères se précise de plus en plus, de source auprès des forces  de l’ordre.  Arrivé à Paris le 1er janvier, Houcine Arfa  a en effet  expliqué par truchement médiatique, qu’il aurait rejoint les côtes Nord-Ouest de Madagascar  où il aurait sauté à bord d’une  embarcation  pour faire une  percée dans le département français d’Outre Mer de Mayotte. Curieusement,  le  fugitif a réussi à s’envoler en France bien que son passeport fût entre les mains de la police criminelle  depuis son arrestation à la mi- juin,  quelques  jours avant   la  célébration de la fête nationale.

Mayotte est, certes, un territoire français où tout  ressortissant peut rejoindre le métropole  sans passeport ni visa, mais d’importants documents de voyage, à l’instar d’une pièce d’identité, à  défaut d’un sauf-conduit qu’ il n’aurait jamais  pu se procurer tout seul,  ainsi qu’un billet d’avion,  n’en  demeurent  pas moins incontournables. Le billet a été de visu réservé en vue de son évasion du  fait qu’il a pris l’avion  à peine  arrivé en terre mahoraise.

Vingt auditions
L’implication de son épouse dans ce périple épique suscite des remous. Celle-ci  travaille   pour  une  compagnie  aérienne française, de source policière.Une vingtaine de personnes dont de hauts  responsables auprès de l’administration pénitentiaire ont été entendues après que ce  quinquagénaire  a réussi à se faire la belle dans la soirée du 28 décembre. Outre les trois agents  pénitentiaires placés en détention préventive quelques jours après l’évasion, le directeur  général de l’administration  pénitentiaire,  le directeur  régional de l’administration  pénitentiaire d’Analamanga,  le directeur de  la maison  de force de Tsiafahy ainsi que le chef de  la maison centrale d’Antanimora, ont été interrogés à la brigade criminelle. Un médecin d’état en charge du milieu carcéral par lequel  est passée l’autorisation de transfert du détenu vers le centre hospitalier de  Befelatanana,  ainsi  qu’un infirmier, ont également été soumis au feu roulant des questions au même titre que des  employés du fugitif dont une femme de ménage ainsi que le gardien de sa résidence à Ambolokandrina. Ces derniers ont bénéficié d’une mise en liberté provisoire.

Des équipements de tireur embusqué, dont armes et camouflages, outre une somme faramineuse, à savoir180 et 35 millions d’ariary retrouvés en deux endroits, et  25500 euros, ont été découverts lors de l’arrestation. Le coup de filet a nourri une crainte d’attentat contre le Président de la République  dont la sécurité a été renforcée lors de la parade militaire du 26 juin à Mahamasina. L’évadé a été  condamné pour usurpation de fonction et extorsion de fonds d’après l’extrait des minutes de greffe  de la cour correctionnelle d’Antananarivo. Transféré au pénitencier d’Antanimora après un séjour  carcéral à Tsiafahy, il a réussi à s’évanouir  dans la nature lors d’une prétendue évacuation à l’hôpital.

Seth Andriamarohasina

 

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