Madagascar Conseil supérieur de la magistrature Elise Rasolo évite les dossiers sensibles Les nouvelles du 26 février 2018

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La session extraordinaire du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) s’est achevée vendredi dernier sans qu’aucune décision sur les affaires sensibles n’ait été prise. La ministre de la justice aurait coupé court à toute discussion.

Le CSM compte 18 membres et certains d’entre eux ont essayé d’aborder les sujets sensibles concernant la magistrature entre autres, la requête du Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) concernant l’affaire Houcine Arfa, le sujet relatif à la lutte contre la corruption, notamment la mise en place du Pôle anti-corruption (Pac), ou encore l’affaire ENMG, soient traités, mais sans succès. D’après les sources concordantes, certains magistrats auraient interpellés la ministre de la justice, Elise Alexandrine Rasolo, sur ces dossiers mais cette dernère les aurait tout simplement évités. Le ton est monté mais la ministre a préféré couper court à toute discussion lui concernant personnellement. « Aurait-elle quelque chose à se reprocher ? », s’est interrogée une autre source.

Pour ce qui est de la requête du SMM, concernant les mesures à prendre concernant les magistrats impliqués dans l’affaire Houcine Arfa, l’on sait que celle-ci sera ajournée pour la prochaine session, soit dans deux mois. La ministre aurait même ait ingérence aux affaires syndicales du SMM bien que cela ne soit pas de son ressort. Le SMM ne devrait ainsi s’en tenir qu’aux enquêtes du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) qui a déjà, se son côté, auditionné quelques magistrats dont le Procureur de la République. Bien qu’Elise Rasolo Alexandrine ait fait savoir qu’une plainte sera déposée contre le prévenu le mois dernier, il semble que cette n’a pas toujours été déposée jusqu’à présent. La ministre avait d’ailleurs expliqué la semaine dernière que déposer une plainte auprès d’une instance étrangère, en l’occurrence la Justice française, n’est pas chose aisée.

Concernant le concours à l’ENMG, certains magistrats estiment que le Directeur admiistratif et financier (DAF) limogé ne peut ête le seul responsable dans l’affaire. Ce dernier aura été désigné comme « Bouc émissaire comme les agents pénitentiaires emprisonnés », a indique notre source.

Seules les demandes d’affectation semblent ainsi avoir été correctement traitées par le ministre de la Justice. Les grands dossiers attendront ainsi la prochaine session et les observateurs resteront sur leur faim.

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