Madagascar Du Bianco à la justice – La gazette de la grande ile du 28 mars 2018.

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L’actuelle direction du BIANCO communique et ne laisse pas les citoyens intéressés -et tous devraient l’être-par la lutte contre la corruption dans l’ignorance. Beaucoup ignore encore qu’une fois le dossier transmis à la justice, la chaîne pénale anti-corruption ou le pôle anti-corruption, le BIANCO en est dessaisi. Ce n’est donc pas le BIANCO qui place sous mandat de dépôt, qui octroye la liberté provisoire et encore moins qui relaxe ou condamne une personne. La dernière semaine, le placement sous mandat de dépôt de l’ancien ministre des finances Jean Razafindravonona a fait la une des quotidiens, celui de Claudine pas trop en tout cas elle doit être habituée si bien qu’elle n’est plus prise de malaise quand le juge d’instruction prononce le placement sous mandat de dépôt, quant à Orlando Robimanana ancien Directeur Général du Trésor son nom a peu été cité on ne sait au juste si c’est parce qu’il a bénéficié d’une liberté provisoire ou du fait de ses accointances avec le milieu de la justice.

Toujours est-il que bon nombre de nos citoyens ignorent encore où s’arrête le travail du BIANCO bien que la direction générale du BIANCO se trouve être aujourd’hui la direction qui sait le mieux ce qu’est rendre compte aux citoyens  puisqu’elle renseigne les citoyens par rapport à son travail. Certains doutent, faisant état de deux poids deux mesures, beaucoup attendent les gros poissons tels que Claudine, beaucoup attendent aussi l’issue des investigations menées par le BIANCO relatives au milieu de la justice avec notamment les affaires Houcine Arfa et les feuilles incendiées du dernier concours. Si bon nombre de personnes regardent avec la plus grande méfiance la justice malagasy (et pour cause!), un certain nombre salue de plus en plus le travail du BIANCO.

Malheureusement, le BIANCO n’est pas la justice, malheureusement la justice n’est pas aussi transparente que le BIANCO ce qui permettrait aux simples citoyens de comprendre et peut-être d’approuver ces décisions qui très souvent sont iniques. Ainsi, si un certain nombre n’a pas compris le tapage sur Jean Razafindravonona, un professeur à l’université qui a peut-être eu le malheur de faire partie du gouvernement sous ce régime, et le quasi silence sur Orlando Robimanana, au moins beaucoup ont compris que le BIANCO fait effectivement ses investigations, après à charge à la chaîne de la justice de continuer le travail de manière aussi transparente que le BIANCO.

Claude Rakelé

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