Madagascar Justice en difficulté la démission de la ministre réclamée les nouvelles du 7 mars 2018

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Face au chaos qui règne au sein du système judiciaire actuellement, les revendications des magistrats restent d’actualité. Le syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) requiert ainsi un ministre soucieux de l’intérêt des magistrats.

« Nous souhaitons réellement qu’une personne soucieuse de l’intérêt des magistrats soit nommée ministre de la Justice », a indiqué hier à Anosy, la vice-présidente du SMM, Josiane Ralaivaorarisoa, en marge de l’Assemblée générale du syndicat. Cela, par rapport aux nombreuses difficultés rencontrées au sein du système judiciaire en ce moment, notamment auprès du Conseil supérieur de la magistrature (CSM).

Une revendication à point nommé étant donné que la ministre de la Justice devrait prendre sa retraite en tant que magistrat d’ici le 15 mars prochain. « Une personne proche de la retraite ne peut plus garantir l’intérêt commun des magistrats », a-t-elle poursuivi.

Le SMM souhaite ainsi remédier à toutes les irrégularités rencontrées au sein de la Justice, cela pour ne citer que le limogeage récent du Procureur général près de la Cour suprême, Ranary Robertson Rakotonavalona.

Pour le syndicat, cette prérogative n’appartient pas à l’Exécutif, mais revient au CSM qui devrait proposer des noms pour son successeur. Il en est de même pour l’abrogation de la nomination des chefs de Cour et de juridiction, toujours prise lors du dernier Conseil des ministres. La procédure n’est donc pas respectée.

Traitement égal

D’autre part, le SMM insiste sur l’égalité de traitement des magistrats. S’agissant d’une même affaire, certains sont inquiétés tandis que d’autres peuvent de la couler douce. Cela, pour ne citer que l’affaire du concours d’entrée à l’ENMG qui a provoqué le limogeage de son directeur administratif et financier, mais également l’arrestation du magistrat de la Cour d’appel accusé de complicité dans l’affaire Houcine Arfa.

A titre de rappel, un magistrat a fait l’objet d’une arrestation puis remis en liberté provisoire. Et après le Bianco, comme le nom de la ministre de la Justice Elise Alexandrine Rasolo a été cité dans l’affaire, elle sera prochainement entendue par le Bianco.

Sur ce point, le SMM estime que l’enquête doit-être menée sans l’immixtion de la ministre de la Justice et du Procureur général de la Cour d’appel. Cela, « Pour éviter qu’ils soient en même temps juge et partie », a souligné la présidente du syndicat.

Rakoto

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