Madagascar – La ministre de la Justice Elise Rasolo à scandale bannie par le SMM – Madagascar matin du 9 mars 2018

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Censé ramener la stabilité au sein de la justice malagasy après les bourdes de l’ancien ministre … qui a ouvertement soutenu Claudine Razaimamonjy durant l’affaire « Claudinegate », Hery Rajaonarimampianina a trouvé chez Rasolo Elise un profil répondant aux critères exigés par le contexte. Une magistrate de carrière, ayant occupé des postes à responsabilité et gravi les différents échelons au sein de la Magistrature, Rasolo Elise semble remplir les conditions. Mais après quelques mois en poste, la ministre semble être en difficulté. Au début de l’année, l’affaire « Arfagate » a défrayé la chronique.  Un prisonnier dangereux, un criminel du premier degré sort de notre prison et a rejoint la France sans que personne ne soit au courant, même la ministre. Puis, les déclarations d’Houcine Arfa dans la presse française accusant la ministre d’avoir pris un pot-de vin de 70 000 euros pour négocier son évasion. Depuis, on s’entend plus que des bourdes et des scandales ! Après  avoir eu le soutien indéfectible de son patron, Hery Rajaonarimampianina, Rasolo Elise semble avoir pris de la force et passe à la contre-attaque. Elle se dit scandalisée par les propos de l’ancien prisonnier de Tsiafahy et pensait porter  plainte pour diffamation. Une plainte  qu’elle n’a jamais déposée auprès de la Justice française. Etant offusqué de la situation, le Smm saisit le Bureau indépendant  anti-corruption (Bianco) et demande une ouverture d’enquête sur les personnes citées par Houcine Arfa dans  sa déclaration. Alors que  l’affaire « Arfagate » continue à faire des vagues, une autre affaire s’insurge, celle de l’Enmg, l’Ecole nationale de la Magistrature et des Greffes. Le limogeage de son directeur général a posé problème à seulement quelques jours du concours. A tort  ou à raison, la ministre était accusée de s’immiscer dans le concours et d’abuser son statut de ministre, puisque sa propre fille est parmi les candidates. Une suspicion de corruption se fait sentir du côté de Tsaralalàna. Le Bianco est saisi de l’affaire, mène son enquête et perquisitionne le bureau du directeur administratif et financier (Daf) de l’école, le premier responsable dudit concours. Mais la ministre, pour la énième fois, immisce dans l’affaire et a fait pression pour que la perquisition n’ait pas eu lieu. Mais finalement, le Daf a été abrogé suite aux recommandations du Bianco, et le concours est reporté subséquement.

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