PMU Madagascar, refus d’exécution d’une décision de justice française – La gazette de la grande île du 17 mars 2018

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A cause des litiges et contentieux entre les opérateurs installés à Madagascar pour l’exploitation des courses hippiques, devant la mauvaise foi manifeste des dirigeants de PMU Madagascar ses partenaires locaux ont pris l’initiative de couper le pont avec Yannis Montalban, directeur général de PMU Madagascar. Michelson Rakotoarisoa, président de AHCEL au mois de novembre 2016 a déjà pris contact avec                   PMU France pour en savoir plus sur le produit « masse commune » dont plus de trente pays sont membres. Finalement, l’affaire s’est terminée récemment devant le Tribunal de Grande Instance de Paris par décision en date du 8 mars 2018. La société PMU Madagascar pourtant requérante a été déboutée de l’ensemble de ses demandes et se voit également condamnée à payer à la partie défenderesse G.I.E PARIS MUTUEL URBAIN la somme de 5.000 euros et la décision « est exécutoire par provision. » A noter que la requérante  a déjà fait auparavant l’objet d’une décision de justice en date du 02 janvier 2018 ordonnant PMU Madagascar de suspendre la prise de paris sur les courses françaises. Décision qui n’a jamais été prise en considération par son directeur général. A l’origine, l’autorité hippique malgache pour les courses et l’élevage des chevaux décide de suspendre ses relations commerciales avec PMU Madagascar le 27 septembre 2017 pour non-respect de  la convention sur les sommes provenant des royalties de l’ordre de 5% à prélever sur les enjeux. Il a été aussi question de la somme équivalente aux 20% des actions que PMU Madagascar devait rétrocéder à ses partenaires locaux. Malgré une mesure décidée par une juridiction compétente et régulièrement saisie, sous prétexte de «non respect des clauses de contrat régissant le secteur des jeux hippiques, actes abusifs et autoritaires », Yannis Montalban se lance dans un combat d’arrière-garde avec une campagne de presse mensongère. Alors qu’en sus d’avoir manqué à ses obligations commerciales envers la partie malgache, il a osé refuser d’exécuter une décision de justice française. Il pouvait se permettre une telle violation de la loi, à cause des complicités solides et très influentes au sein de très hauts responsables du Ministère de l’Intérieur de Madagascar assurant le contrôle des paris. L’opinion se trouve ainsi dans une telle perplexité face à cette forme trop flagrante de non respect des lois et textes réglementaires alors que la société PMU Madagascar après avoir foulé aux pieds les obligations contractuelles au préjudice de citoyens malgaches, se permet encore et toujours de prendre des paris, de ramasser des recettes et même d’étendre ses réseaux sous le nez et la barbe des autorités responsables. On se demande si le Premier ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana est au courant des compromissions de ses proches collaborateurs qui ferment les yeux et couvrent pratiquement cet exercice illégal des activités sur les paris sur tout le territoire de la République. L’arrogance d’Yannis Montalban est d’une gravité inacceptable parce qu’à ses partenaires qui se plaignaient de ses comportements de colon, il avait craché un jour : « si vous avez des problèmes, bouffez vos chevaux… » Si un étranger avec une mentalité pareille peut encore avoir le droit de vivre en terre malgache, c’est que xénophobie mise à part, notre sens de la souveraineté nationale n’existe plus.

 

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