Prescription – Le jardin d’Antaninarenina, vendu à des fantômes en 1998 – La vérité du 13 mars 2019

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L’affaire de la vente du jardin d’Antaninarenina retient toujours l’attention des citoyens. La dernière évolution en date est le placement en détention préventive de certains responsables accusés à tort ou à raison d’avoir facilité la vente de ce domaine public et ce malgré l’interdiction de la loi. Le conservateur des Domaines et le rapporteur général du conseil municipal à l’époque de la vente, soit en 1998, croupissent à la maison d’arrêt d’Antanimora depuis lundi. Et ce suite à la décision du Parquet après la saisine du ministère de l’Aménagement et les enquêtes effectuées par la Gendarmerie.

D’autres personnes mouillées dans cette vente illicite ont par contre brillé par leur absence lundi lors du déferrement du dossier au Tribunal d’Anosy. Ces principaux acteurs ne sont autres que le président du conseil municipal d’antan à savoir Lalaina Berthnès, signataire de l’acte de vente et les acheteurs de la parcelle « marché du zoma » où se trouve le jardin d’Antaninarenina et la propriété « Florida », en face du bâtiment technique de TELMA, également à Antaninarenina. Razaiarimanga Marie Meltine, Sophie Marie et Andrianomenjanahary Mahefasoa sont les acquéreurs de ces terrains appartenant à la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA). Mais contrairement à Lalaina Berthnès dont l’excuse à sa non-comparution avant-hier au Parquet découle de son hospitalisation, ces « propriétaires » des terrains sont introuvables. D’après les informations obtenues, ils ne se trouvaient pas ou plus à l’adresse indiquée et enregistrée lors de la vente. Même le conservateur placé en détention préventive n’a jamais eu l’honneur de les rencontrer.

Quoi qu’il en soit, le juge d’instruction aurait donné l’ordre aux Forces de l’ordre d’amener devant lui dans le plus bref délai, toutes les personnes, hospitalisées ou non, pour déterminer leur statut dans cette affaire. Ainsi Meltine, Sophie Marie et Mahefasoa risquent de voir leur photo placarder dans les bureaux administratifs et des commissariats de police pour arrestation. Mais avec ces fausses adresses et une forte suspicion de fausses cartes d’identité utilisées lors de la transaction,  l’existence même de ces personnes soulève des interrogations.

Dans ces cas, on peut déduire que le jardin d’Antaninarenina a été vendu à des fantômes … A charge à leurs avocats, présents lors d’une récente audience les concernant de confirmer le contraire…

La rédaction

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