Révélation sur un réseau mafieux d’officiers gendarmes voleurs de bœufs qui ne laisse aucun témoin et survivant derrière eux – Lagazette DGI du 28 juin 2019

Pendant que  tout le  reste de l’île prend plaisir  aux  douceurs  des  festivités du 26 juin de cette  année, quelque part  aussi dans  notre pays  des paysans  et  des éleveurs  pleurent  de  toutes larmes de leurs  yeux.  Des  bandits  qui n’avaient  d’autre raison  de  vivre  que  de terroriser le monde rural et  de vider les parcs à  bœufs se livraient à leurs  criminelles activités  afin  de favoriser l’approvisionnement  en  viande des  centres  urbains et surtout  des pays riverains. Des observateurs  crédibles  trouvent que déjà  en 2015, rien  que pour Antananarivo la capitale «et ses environs immédiats consomment 300 à 400 zébus par jour d’après le ministère de l’élevage. Ce qui paraît énorme étant donné que la consommation quotidienne dans tout Madagascar serait de 900 à 1000 bœufs (…) Faits nouveaux  qui méritent  d’être pris  en  considération selon les mêmes sources  depuis quelques mois, l’apparition d’abattoirs gérés par des Chinois, et qui sont très demandeurs en bœufs sur pied, semble inquiéter les professionnels. Les viandes des abattoirs gérés par les Chinois sont, en effet, destinées à l’exportation. Ce qui met de forte pression sur l’offre locale » Pour  faire face à la  forte pression  de  cette énorme  demande, des affairistes  fortunés font  appel à des malfaiteurs sans  pitié qui volaient et  tuaient  sans distinction hommes, femmes et même des enfants. Ils ne  laissent  aucun  témoin  gênant  derrière  eux et s’il y  a  des  survivants  après leurs passages  c’est par miracle et peut-être pour  laisser à des personnes  gravement blessés le soin  de raconter leurs  exploits  sordides  afin  de  rendre plus  crédibles leur  réputation de  bandits  cruels.

L’opinion a été  récemment alertée par une  dépêche publiée par un organe  sérieux  de la capitale à propos du  District  d’Andilamena concernant la  date  du  15 juin  dernier d’ «une escouade  (…) de 15 gendarmes  de  Mampikony, 15 autres  de  Port-Bergé  et 38 éléments  de Mandritsara  envoyés dans le  village d’Ambatoloaka. Sur la base  de renseignements, ils ont mis la main  sur 400 zébus sans papiers.»  Surprise. A partir  des  échos  émanant d’Andilamena et  de Mampikony  et de  sources  sûres cotées A3 la  dite  escouade de  gendarmes avaient  emporté non pas  400 têtes  de  bœufs  mais plus  de 500 zébus emmenés dans  des  conditions  arbitraires et pas  très légales accompagnés de  brutalité. Au  cours  cette « descente » un vieillard  de 80 ans a  été  grièvement blessé à la tête et  admis  en  hospitalisation.…Nos  sources  révèlent  également que les  autorités locales  de la Gendarmerie  Nationale  d’Andilamena  et des propriétaires munis  des documents prouvant l’appartenance des  bêtes  enlevées  sous la menace  se  sont  rendus à  Mampikony pour protester. D’autres  sources  fiables signalent également  qu’avant l’arrivée du  troupeau dite suspect à Mampikony, au  grand  étonnement de  tous plus de 200 bœufs  ont été dirigés  discrètement  vers le  village de Marovato. A noter que  ce  village est  celui  d’un  sénateur  nouvellement élu  député et  suspecté par la population  dans  des  histoires de blanchiment  de  bœufs volés et aussi d’un général de la gendarmerie. Le  délégué administratif de Mampikony selon  des rumeurs persistantes  se  serait  déjà  chargé de blanchir  sur le plan  administratif ces  bœufs  détournés. Le présence des gendarmes  d’Andilamena est une  preuve assez  convaincante  que malgré un document  sur « une  extension  de  compétence » utilisé abusivement avec force amalgame  par l’escouade.  Dans le  cadre de cette véritable  razzia, il y a  quelque chose  de  louche  dans cette  invasion  d’hommes  en uniformes armés en  rase  campagne dans le territoire  de la Brigade de la Gendarmerie Nationale d’Andilamena. Ils ont utilisé l’amalgame  de  faits  et même un enlèvement  et  séquestration  de mineur utilisé comme témoin à  charge mais  enchaîné pendant plusieurs jours  dans les  bureaux des gendarmes à Mampikony. La même dépêche  en  référence ci-dessus  affirme également « pour  rappel au mois  de  mars dernier les  gendarmes  de  Sofia ont  déjà  ramené  206  zébus du  village d’Ambatoloaka »  dans des  conditions pas  très licites toujours. Déjà à l’époque, les propriétaires  avaient  réagi  et tenté  de prouver  documents authentiques à l’appui qu’ils  étaient  victimes  de  quelques  gendarmes  qui agissaient  comme  des  voleurs   en  uniformes. Une  des propriétaires est même intervenu à une  émission  de  TVPLUS après  avoir  saisi toutes les  autorités  compétentes  sans résultat. Des investigations  fiables  de  notre part ont permis  d’émettre  de  sérieuses  suspicions sur l’existence d’ un réseau d’officiers  gendarmes  mêlés à un trafic  de  bœufs volés. Par souci  de respect à l’éthique, nous laissons  aux  victimes de  cette  association  de  malfaiteurs le  soin de livrer  à  qui  de  droit les  noms les grands  responsables  de la gendarmerie mouillés dans  ces  deux phases d’extorsion  de  bétail à des  vrais  éleveurs  d’Ambatoloaka. Le Nord  de Madagascar  depuis  cette  année  est  devenu le  théâtre  choisi pour  alimenter le commerce mafieux  de bœufs parce que selon  des analystes «Dans la plupart des régions du Sud de Madagascar où l’on recense le plus important cheptel, la population pratique un « élevage contemplatif ». Les éleveurs rechignent ainsi à vendre leurs zébus. Ce qui est, dans la plupart des cas, à l’origine du phénomène de vol de bœufs. « dans ces contrées puisque la demande est toujours croissante sur le marché alors que les éleveurs refusent de vendre leur cheptel … » Ceci  explique  cela ! La mafia entre en  scène…Jusqu’à quand  Andry  Rajoelina  sera-t-il dupe ?

N.RazafilahyRévélations

RANARISON Tsilavo NEXTHOPE, obtient 428.492 euros dans un jugement du Tribunal correctionnel qui se contente de dire qu'il résulte de preuve suffisante donc sans aucune motivation

2015
15/12/2015

Avec un jugement SANS MOTIVATION « Il résulte preuve suffisante » du tribunal correctionnel d’Antananarivo du 15 décembre 2015, présidé par RAMBELO Volatsinana,

Avec un jugement SANS MOTIVATION « Il résulte preuve suffisante » du tribunal correctionnel d’Antananarivo du 15 décembre 2015, présidé par RAMBELO Volatsinana,

SUR L’ACTION PUBLIQUE Il résulte de preuve suffisante contre le prévenu A Solo-Niaina d’avoir commis le délit d’abus de confiance à lui reprocher : Qu’il échet de le déclarer coupable. Attendu cependant qu’étant délinquant primaire, le prévenu peut bénéficier des dispositions bienveillantes des articles 569 et suivants du code de procédure pénal Jugement rendu par […]

14/12/2015

L’arrêt du tribunal correctionnel d’Antananarivo du 15 décembre 2015 qui est sans motivation viole la loi malgache

Le jugement du tribunal correctionnel d’Antananarivo du 15 décembre 2015 ne prend même pas la peine de motiver sa décision pour déclarer coupable Solo. Qu’est ce que ça veut dire : «  Il résulte de preuve suffisante contre le prévenu  » ? Alors qu’il n’y a aucune explication pour expliquer cette preuve suffisante. Le magistrat […]

13/12/2015

Rester attentif et avoir à l’esprit que l’insuffisance des motifs constitue un motif de cassation d’après Harimisa Norovololona, facilitateur

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Sur la rédaction des jugements Le facilitateur a partagé son expérience (de 32 ans au sein de la magistrature malgache) sur ses constats et préconisé les bonnes pratiques suivantes : Rédiger les décisions en de termes simples mais avec une motivation. Cette dernière pourrait ne faire que 3 phrases Rester attentif et avoir à l’esprit […]

13/12/2015

HARIMISA Noro Vololona sur la rédaction des jugements : Rédiger les décisions de justice en de termes simples mais avec une motivation de 3 phrases

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Les enjeux de la motivation d’une décision sont cruciaux. Moralement la motivation est censée garantir de l’arbitraire, mais ses vertus sont aussi d’ordre rationnel, intellectuel, car motiver sa décision impose à celui qui la prend la rigueur d’un raisonnement, la pertinence de motifs dont il doit pouvoir rendre compte. Le cas échéant, la motivation donnera […]

12/12/2015

la motivation d’un arrêt du Tribunal doit faire apparaître de façon claire et non équivoque le raisonnement de celui-ci par Pierre Arhel, docteur en droit

  Après avoir rappelé que la motivation d’un arrêt du Tribunal doit faire apparaître de façon claire et non équivoque le raisonnement de celui-ci, de manière à permettre aux intéressés de connaître les justifications de la décision prise et à la Cour d’exercer son contrôle juridictionnel, la Cour constate que ces exigences ne sont pas satisfaites en […]

12/12/2015

La motivation des décisions de justice en France par Alain LACABARATS Président de chambre à la Cour de cassation française

La motivation des décisions judiciaires est un exigence fondamentale du droit au procès équitable, qui ne peut se satisfaire d’un système où l’action du juge relèverait d’un pouvoir discrétionnaire et de l’arbitraire. La motivation a d’abord une fonction pédagogique : elle donne une explication de la décision et doit démontrer l’impartialité de la juridiction. C’est […]

12/12/2015

La demande parait juste et bien fondée n’est pas une motivation d’après la Cour de cassation , pourvoi 75-12602 du 26 octobre 1976

Cour de cassation chambre commerciale Audience publique du mardi 26 octobre 1976 N° de pourvoi: 75-12602 SUR LE MOYEN UNIQUE PRIS EN SA PREMIERE BRANCHE : VU L’ARTICLE 102 DU DECRET DU 20 JUILLET 1972, APPLICABLE EN LA CAUSE ; ATTENDU QUE POUR CONDAMNER SALVAN AU PAIEMENT D’UNE SOMME DE 1500,80 FRANCS A LA SOCIETE […]