Scandales à Nosy Be – Spoliation des terrains de la Sirama (5ème partie) – La gazette de la grande ile du 24 octobre 2018

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La spoliation des terrains de la Sirama sera l’un des nœuds gordiens que le prochain Chef de l’Etat élu devra démêler. Le litige ne pourra pas être résolu par la seule sphère judiciaire, car il y a trop d’intérêts et de problèmes en jeu. Pour rappel, des dirigeants et des employés de la Sirama ont eu le mauvais goût de vendre des milliers d’hectares de terrains plantés de canne à sucre à des investisseurs indopakistanais qui comptent blanchir leur argent à travers des projets immobiliers hors de prix. Etant donné que ces investisseurs indopakistanais sont connus sur la place et sont habitués à jouer dans la cour des grands, leur premier réflexe sera de faire jouer leurs relations politiques au plus haut niveau et d’offrir des mallettes, afin d’éviter toute poursuite judiciaire. Les deux conseillers de Hery Rajaonarimampianina cités dans cette sombre affaire feront de même pour se disculper. Le problème est que les personnes physiques et morales lésées par cette vente illicite entachée d’escroquerie, de corruption et de recel, ne comptent pas lâcher l’affaire. En plus de saisir la justice, ces personnes vont interpeller les médias nationaux et internationaux. Ils seront dans leur droit, car c’est leur outil de travail qui a été détruit et c’est leur gagne-pain qui a été anéanti par la vente de ces milliers d’hectares de terrains appartenant à la Sirama. Etant donné qu’on assistera à des émeutes de milliers d’individus qui ont perdu leur emploi, Nosy Be ne tardera pas à s’enflammer, d’où l’intervention forcée du nouveau Chef de l’Etat ou au moins de son Premier ministre qui devra encourager la justice à faire son travail. En principe, les auteurs et les complices de cette magouille de haut vol devront être sanctionnés pénalement et les terrains devront être restitués à la Sirama, mais tout cela reste théorique. Comme d’habitude, les seconds couteaux serviront de boucs-émissaires. Ils passeront quelques semaines ou quelques mois derrière les barreaux, avant d’être libérés grâce aux interventions grassement payées par les gros bonnets indopakistanais, lesquels s’en tireront par une pirouette. Même si, comme ses prédécesseurs, le prochain Président de la République élu rompt sa promesse de lutter contre la corruption, notre journal dénoncera sans cesse les agissements des groupes mafieux qui se gavent au détriment de l’intérêt général et mettent en péril l’économie nationale.

 Lola R et Ranary

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