Suspicion de corruption à l’ENMG – Le DG et le DAF limogés – Midi madagasikara du 16 août 2018

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Le couperet est tombé pour les deux hauts responsables de l’école après la suspension du deuxième concours.

Le Conseil des ministres d’avant-hier a limogé le directeur général de l’Ecole Nationale de la Magistrature et des Greffes (ENMG). Le nouveau DG a été nommé au même moment. Il s’agit du jeune magistrat Rakotoarisoa Miadantsata Indriamanga, ancien président du Tribunal Financier d’Antananarivo. Le même Conseil des ministres a remplacé le directeur administratif, financier et de la programmation budgétaire de cette prestigieuse école. Rajaona Andriamihaja occupe désormais ce poste à Tsaralalàna. Le prédécesseur de Rajaona Andriamihaja a été nommé le 21 février 2018 après l’annulation du concours d’entrée à l’ENMG organisé le 6 février 2018. Ce concours a été annulé au moment où l’on attendait le résultat des épreuves de présélection auxquelles 1800 candidats ont participé.

Deuxième concours. Ces limogeages interviennent après la décision de la nouvelle ministre de la Justice Harimisa Norovololona de suspendre le concours d’entrée à l’ENMG, le « remake » de celui qui a été organisé le 6 février de cette année. Ce « deuxième concours » dont l’organisation faisait l’objet des doléances et des plaintes suscitait des polémiques non seulement dans l’opinion publique, mais également et surtout entre les parties prenantes censées y intervenir. D’après nos sources, le ministère de la Justice a décidé de suspendre le deuxième concours après avoir constaté de nombreux faits suspicieux. Le nouveau ministre de la Fonction Publique a réagi en écrivant une lettre à sa collègue de la Justice. Dans cette lettre en date du 31 juillet 2018, le ministre Holder Ramaholimasy dénonce l’ingérence du Bureau de Coordination du Contrôle des Juridictions et des Etablissements Pénitentiaires dans le processus.

A poursuivre ou à annuler ? Malgré cette interpellation du ministre de la Fonction Publique, Faravohitra a jugé bon de suspendre le concours en diligentant une enquête à partir des doléances et des plaintes reçues. Des suspicions de corruption et de trafic d’influence auraient été constatées. Reste à savoir si cette suspension pourrait aboutir à l’annulation du concours. Actuellement, une solution se profile à l’horizon. Cette solution consisterait à annuler définitivement ce concours d’entrée à l’Ecole Nationale de la Magistrature et des Greffes. Pour bon nombre d’observateurs, le moment ne serait pas opportun pour la tenue de ce genre de concours administratif. Si dans un gouvernement de consensus, un ministre de la Justice et celui de la Fonction Publique, deux départements ministériels concernés par l’organisation de ce concours, n’adhérent pas à une même conviction politique, il serait difficile de relever le défi sans couacs.

R.Eugène

 

Monsieur RASAMIMAMY Angelain DG de l’école Nationale de la Magistrature et des Greffes en 2013 :

La caravane est passée et elle passera encore.

Toutes mes reconnaissances et mes remerciements à tous les acteurs de ce concours pour le recrutement de la promotion de magistrats 2013, lequel s’est déroulé pour la première fois selon les principes de la réforme.

Je suis confiant dans la valeur de ces futurs collègues, dont, je l’espère, aucun ne redoublera sa scolarité, ni sera renvoyé.

Ils seront les témoins que les efforts de tout un chacun, malgré les différents obstacles et les embûches semées par les détracteurs, ont porté leur fruit.

L’honneur de l’ENMG en sera rehaussé.

Et surtout que l’excellence soit !

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