Système judiciaire malgache : univers des corrompus LGDI du 25 janvier 2018

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Des proches des familles supposés être impliqués dans des affaires de délit ou de crime en témoignent. L’on constate qu’à tout prix, il faut éviter que l’affaire ne parvienne jusqu’au tribunal. Puisqu’une fois le litige voire la plainte va au-devant du palais de justice, le payement (l’enjeu de l’argent) commence que ce soit pour un innocent ou un coupable pour ne pas avoir à écoper d’un mandat de dépôt en attendant le procès souvent repoussé sur plusieurs mois, voire plusieurs années. Une affaire peut requérir entre 400 000 ariary à 10 millions d’ariary. En effet, il faut tenir compte également de la surpopulation carcérale qui est effrayante, notamment dans la capitale. Celle-ci crée son lot de problèmes dont les petites, moyennes et grandes corruptions. A titre d’illustration, pour effectuer une visite auprès d’une personne sous MD, il est fréquent de payer des agents pour atteindre la personne en question. S’ajoutant à cela, l’opinion publique ne se préoccupe pas de distinguer un mandat de dépôt de la sanction judiciaire qu’est l’emprisonnement ferme. Ainsi, les personnes faisant l’objet d’un MD sont souvent assimilées à des prisonniers et traitées comme tels. La surpopulation carcérale ne fait qu’aggraver cette situation. Et pire, cette condition touche également les maisons de correction pour enfants mineurs. En attendant des formes substantielles, les systèmes judiciaires et pénitentiaires demeurent parmi les secteurs les plus corrompus de la Grande Ile. Bref, l’instauration du réel Etat de droit, la lutte contre la corruption et l’impunité restent des grands défis à atteindre pour Madagascar.

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